Chapitre II. La promesse d’une journée de l’imagination

Tout ce petit monde attendait les participants qui se hâtèrent de rentrer dans le hall d’entrée de l’Institut. Après atterrissage, leurs plaisantes physionomies, valorisées par un accoutrement soigné,  s’épanouirent devant la joyeuse lumière du printemps. Ils arrivèrent devant la feuille d’émargement, gravèrent de leurs plumes leur présence, puis récupérèrent le badge qu’ils conserveront  très certainement fièrement dans leur chambre, relique témoin de leur participation à une rencontre qui allait changer le Futur. Un amphithéâtre était contigu au hall d’entrée, les élèves s’y étaient glissés. Postés devant l’amphithéâtre, deux animateurs distribuaient des cartons rouges, jaunes et verts. Les élèves  perplexes acceptèrent gentiment le cadeau matinal. Seuls quelques esprits perspicaces ont pu toutefois deviner de quoi il s’agissait. Tout le monde y a eu droit : même les élus, les professeurs et l’équipe d’animateurs.

Le discours de Delphine Astier, directrice de l’association Monde pluriel habillée d’un blazer bleu,  inaugura la plénière d’ouverture. Ses paroles furent l’émanation du dialogue et de l’ambition. Suivèrent les propos de Nathalie Dralez, chargée du projet LCCM, qui remplirent d’enthousiasme l’amphithéâtre. Sébastien Leroux, directeur adjoint de l’IGA, afficha sa satisfaction quant à la réception du point d’orgue d’un tel projet à l’IGA. Fabien Malbet et Vincent Fristot, responsables respectivement de l’éducation et de la transition énergétique dans la métropole grenobloise, approuvèrent les propos précédent en ne réprimant pas leur joie d’être témoin remarquable. Enfin, les deux lycéens de Saint Julien en Genevois Johanna et Benjamin, se révélèrent être de véritables tribuns dont la puissante et directe éloquence déclara la journée ouverte. Mais juste avant, le temps d’un quizz, les participants se sont vus tester leurs connaissances sur le territoire Rhône-Alpes: tout le monde a eu le droit à son lot d’erreurs et de réussites, laissant entrevoir à chaque question un arc-en-ciel ondoyant  aux reflets changeants, plus ou moins rouge jaune ou vert. Que de sourires, d’éclats de rire, de vagues de murmures, de vie ! Photographes et vidéastes s’occupaient à figer pour l’éternité ce charmant portrait. Le discours immersif en 2050 de Delphine Pratt, clôturant la plénière du matin, fut la douce promesse d’une journée de l’imagination.

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